Une nouvelle réglementation qui rentrera en vigueur en France en janvier 2018 permettra aux municipalités de récupérer la gestion des amendes....

Malgré la belle météo printanière, les beaux jours semblent être bel et bien derrière nous …En tout cas ceux des automobilistes !

Après l’introduction des radars automatiques, radars de feux, de croisement, radar mobile - mobile, les restrictions de circulation, voilà que les municipalités d’Europe accentuent leur lutte anti automobile en se donnant la main pour faire respecter, à la lettre, le stationnement payant. Il faut dire qu’à Paris, seulement 10 % des utilisateurs règlent leur dû. A l’exemple de Madrid, qui a mis au point une méthode infaillible de motos et voitures flasheuses capables de réaliser 1500 contrôles à heure, la Marie de Paris s’apprête à mettre en service le même type de système et du même coup, table sur un respect du paiement de 85 % en 2018. Pour ce faire elle compte aussi sur la « dépénalisation du stationnement ». Une nouvelle réglementation qui rentrera en vigueur en France en janvier 2018 en application de la loi sur les métropoles de janvier 2014 dite la loi sur les MPTAM. Un système qui va permettre aux 800 municipalités qui pratiquent le stationnement payant de récupérer la gestion des amendes. Finis donc les procès-verbaux dressés par un membre assermenté de l’autorité administrative. Policiers ou contractuelles. Place au « forfait post stationnement » dont la gestion sera confiée désormais à des employés formés à cette nouvelle spécialité. Coté tarif, finis également la prune nationale à 17 euros. Place au tarif à la carte en fonction des municipalités.

A Paris un simple dépassement horodateur vous en coutera : - en zone centre de Paris 50 € / 35 € si vous payez dans les trois jours - 35 € dans les autres arrondissements (24€ si vous payez dans les 3 jours).

Avec ce système, destiné officiellement à « lutter contre les voitures ventouses » la ville de Paris espère rentrer 300 millions d’euros de PV par an au lieu de 30 millions aujourd’hui.  Si ce système se met en place il est vraisemblable que l’ensemble des municipalités adopteront cette politique !

Face à de telles mesures, nous sommes en droit de nous demander qui pourra désormais s’offrir le luxe de stationner dans Paris au prix de 8 € les deux heures de parking  et 50 € le PV ?

Est-ce qu’en voulant remplir ses caisses, la ville de Paris et les autres municipalités qui lui emboiteront le pas,  ne vont pas risquer de tuer la poule aux œufs d’or en vidant les rues de la ville et surmultipliant encore le trafic de deux roues qui a explosé ces 10 dernières années ?

 

Roland Borghini